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La mondialisation entraîne dans son sillage des atteintes graves aux droits de l’homme et plus singulièrement les droits des communautés locales vivant en Afrique.

Cette situation est en grande partie attribuable à la société productiviste et de grande consommation.
En effet, le modèle économique basé sur les fausses vertus de la croissance et de l’accumulation des richesses accroît le fossé entre les riches et les pauvres d’une même zone géographique et occasionne de profondes disparités entre les pays du Nord et ceux du Sud.
Au-delà de cette réalité, ce phénomène érosif prépare progressivement le lit de la plus grande menace de notre humanité: l’épuisement à terme des ressources naturelles de la planète.
Le plus inquiétant, c’est que les conséquences de notre mode de vie sont déjà visibles. Par exemple, les répercussions de notre empreinte carbone sont durement ressenties dans les pays du Sud, avec à la clé des pénuries en eau, la chute des stocks de poissons (causé par la surpêche et la pollution des océans) et la diminution des rendements agricoles liée à l’épuisement des sols. On peut noter d’autres effets quasi irréversibles comme la déforestation ou la disparition des espèces végétales et animales.
Selon certaines données statistiques, plus de 80% des ressources naturelles de notre planète proviendraient des pays du Sud et particulièrement des pays africains dont les communautés sont victimes de la spoliation de leurs ressources productives. On assiste de fait à une perte de contrôle des communautés sur les ressources naturelles (que sont la terre, l’eau, les semences), au profit des multinationales.
La conséquence en est la dégradation de leurs conditions d’existence des communautés qui sont désormais contraintes à une vie de précarité et de misère.
En réponse à cette situation caractéristique d’une grave injustice, des mouvements de résistance se structurent et s’organisent, en faisant valoir les droits des communautés qu’elles défendent avec le soutien et l’appui de partenaires.
Il en est ainsi de la COPAGEN qui regroupe des organisations de la Société civile de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )– des organisations paysannes, des ONG, des syndicats, des associations de développement, des mouvements des droits de la personne humaine, des associations de consommateurs, des organisations de jeunes et de femmes – qui interviennent dans le domaine de la gestion durable et de la valorisation des ressources naturelles. En janvier 2004, ces organisations ont lancé une action pour la protection du patrimoine génétique africain, manifestant ainsi leur prise de conscience, leur désir commun et leur détermination à s’associer aux communautés de base pour défendre leur capital, leur héritage génétique, plus que jamais exposés aux dangers du brevetage du vivant, des biotechnologies modernes et de l’accaparement des terres et d’autres formes de menaces.